Chapelle Saint-Jean

Chapelle

Saint-Jean

SituĂ© sur la rive droite de la Maine, l’ancien hĂŽpital Saint-Jean est l’un des derniers exemples remarquablement conservĂ©s des complexes hospitaliers bĂątis au Moyen-Âge. EdifiĂ© Ă  la fin du XIIe siĂšcle, classĂ© Monument historique par Prosper MĂ©rimĂ©e dĂšs la premiĂšre liste de 1840, c’est aussi un des plus anciens HĂŽtels-Dieux de France. Aujourd’hui au cƓur de la ville, il marquait Ă  l’époque l’extrĂ©mitĂ© nord-ouest de la citĂ© mĂ©diĂ©vale : il s’agissait alors d’en Ă©loigner les malades tout en leur offrant un lieu d’asile. Son histoire rejoint la lĂ©gende et notamment la saga de la dynastie PlantagenĂȘt, puisque qu’Henri II, pĂšre de Richard CƓur de Lion, l’aurait fait construire pour expier le meurtre de Thomas Becket, archevĂȘque de Canterbury…

 

La grande salle des malades est un Ă©difice majeur de l’art gothique de l’Ouest de la France, dit aussi gothique angevin, ou PlantagenĂȘt : vaste espace de pierre blanche de soixante mĂštres de long oĂč de fines colonnes Ă  feuilles d’eau laissent s’épanouir toute l’élĂ©gance des croisĂ©es d’ogives aĂ©riennes. Elle accueille depuis 1968 ‘Le Chant du Monde’, monumentale tapisserie de Jean Lurçat qui a donnĂ© son nom au musĂ©e de la tapisserie contemporaine. AbritĂ© dans ce complexe mĂ©diĂ©val hors du commun, cette tapisserie fait Ă©cho Ă  un autre chef-d’Ɠuvre, bien plus ancien, la tenture de ‘L’Apocalypse’, visible au chĂąteau d’Angers.

 

Attenante Ă  l’hĂŽpital mĂ©diĂ©val, derriĂšre l’ancienne salle des malades, se dresse, dans son Ă©lĂ©gante sobriĂ©tĂ©, la chapelle Saint-Jean. Son plan carrĂ© et ses deux nefs sĂ©parĂ©es par deux colonnes Ă©lancĂ©es datent aussi du XIIe siĂšcle. La chapelle Ă©tait destinĂ©e aux malades, qui y recevaient les sacrements avant leur admission Ă  l’hĂŽpital. Sa dĂ©coration Ă©clectique comporte un riche mobilier, des retables et des boiseries exceptionnelles, quelques restes de peintures murales et d’imposants gisants, vestiges du musĂ©e lapidaire qui occupa le site de la fin du XIXe siĂšcle aux annĂ©es 1960. Elle est aujourd’hui inaccessible au public.

 

‘Angers pousse le son’ est l’occasion d’envoyer quelques notes aux patients, mendiants et orphelins qui ont habitĂ©, bien longtemps avant nous, ces lieux sĂ»rement dĂ©jĂ  majestueux. Titi Robin et Roberto Saadna y rĂ©chaufferont l’atmosphĂšre de leurs accords mĂ©diterranĂ©ens, tandis qu’Elissa Cassini y fera rĂ©sonner son violon.


Titi Robin et Roberto Saadna

DIFFUSION

VENDREDI 27 NOVEMBRE
19h


 

“Quand je suis entrĂ© pour la premiĂšre fois dans cette chapelle, j’ai vu ces fresques sur les murs, qui reprĂ©sentent des scĂšnes de la vie. Cette Ɠuvre s’efface parfois. La vie est passĂ©e par lĂ . J’ai notĂ© une richesse de couleurs, de vies prĂ©sentĂ©es Ă  travers ces murs, cette ambiance, ses matĂ©riaux comme le bois et le marbre.
Dans mes paroles, je parle de la naissance, de la mort, de l’amour et de la vie. Ce lieu peut l’incarner.”

Titi Robin et Roberto Saadna

Elissa Cassini

DIFFUSION

MERCREDI 2 DÉCEMBRE
19h

 

 

“Nous Ă©tions tous silencieux et muets devant cet espace. Nous avons jouĂ© plusieurs extraits de Bach et je sentais une vraie chaleur et une douceur sonore ici.
L’acoustique est enveloppante, humaine et trĂšs agrĂ©able. Ce lieu semble avoir un mystĂ©rieux passĂ© qu’il reste encore Ă  explorer.”

Elissa Cassini